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En 2000, un jeu marqua la première décennie de ce siècle, ce fut la « Alice » d’American Mcgee qui offrait une vision visuelle de la folie d’une jeune femme traumatisée par la mort de ses parents dans un jeu d’action/plate-forme. Une autre « Alice » n’ayant rien à voir avec le personnage de Lewis Caroll, mais gardant certains concepts de son livre et son monde.

 

Le début du jeu

Cette suite place le lieu réel à Londres, Alice Lidlell est sortie récemment de l’hôpital psychiatrique et est à présent entre les mains d’un docteur nommé Bumby pour faire partir les mauvais souvenirs de l’incendie qui a causé la mort de ses parents dans la maison familiale. Malheureusement, la jeune femme reste obsédée par ce souvenir et voyagera à travers son pays des merveilles à la recherche d’une vérité qui lui sera rédemptrice.

 

Level design et psychologie du personnage

Les décors sont d’une beauté surprenante aux premiers abords, on remarquera ce souci du détail qui a été apporté au jeu. On commence par un pays des merveilles magnifique de beauté, ce qui change de celui du 1er qui commençait directe dans un monde lugubre. Cela n’empêche que le décor deviendra plus sombre dans certaines parties du jeu.

 

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Le monde des merveilles est à nouveau en danger à cause d’un train. Des portes à chaque fin de niveau montreront une partie des évènements qui se sont produits, les faits sont donc éparpillés en bribes dans sa mémoire et c’est par l’intermédiaire de son univers qu’elle se souviendra des faits de cette fatidique nuit. Plus on avance dans le jeu, plus son monde deviendra chaotique, car en vérité son monde n’est qu’une transfiguration de son ressenti et de ses souvenirs. Alice pourchasse ce train, car c’est celui qui déforme son univers et est un symbole d'oubli dans sa recherche de vérité sur le coupable de l’incendie.

Il faut savoir que chacun des personnages importants que vous rencontrerez n’est que la représentation détournée d’une personne de ses souvenirs. Le chat du Wiltshire lui représente la « raison » d’Alice et vous portera conseil lors de ses apparitions.

Notons aussi que le costume d’Alice change selon l’environnement où on se situe pour faire harmonie avec le décor.

 

Les ennemis

On aura droit à un grand nombre de bestiaires : la substance noire qui porte un masque (il existe plusieurs variantes qu’elle soit terrestre ou aérienne), les grandes poupées, le bourreau invincible du jeu, les cafetières, les gobelins et en dernier si ce n’est pas trop vulgaire : l’enfant de putain. Les ennemis ne sont par ailleurs des intrus qui sont entrés au cœur du monde d’Alice qui consiste justement à barrer sa route vers son train. Ils sont donc considérés comme des parasites qui consistent à envelopper ses souvenirs puisqu’il l’empêche de progresser.

 

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Durée de vie

La durée de vie est correcte pour ce jeu d’action/plate-forme, il vous faudra une bonne dizaine d’heures avant de le boucler. En sachant que le jeu est un bon divertissement et possède une difficulté assez dosée.

 

Un gameplay varié

Le jeu possède un gameplay varié que ce soit en termes de phase de plate-forme ou de combat qui ne manque pas de dynamisme. Une autre variation interviendra où vous devrez évoluer dans un monde en 2D inspiré de l’art asiatique ou rouler en boule grâce à une tête. Il y aura des phases de puzzle que vous devrez résoudre pour accéder à une autre zone et certains mini-jeux seront à accomplir pour obtenir un bocal de peinture permettant de colorier une rose et gagner un point de santé supplémentaire.

Vous pourrez ramasser les « souvenirs » disséminés à travers le niveau qui permettra d’en apprendre plus sur l’entourage d’Alice. Ils peuvent êtres trouvés en passant par la petite serrure qui donne dans une pièce secrète (la serrure où d’habitude le lapin dans le roman de Lewis Caroll peut passer en étant petit, vous devez rétrécir pour y passer) ou accéder à un endroit éloigné et l’atteindre grâce à une plate-forme qui peut être révélé par un groin en lui tirant dessus avec le moulin à poivre.

 

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On progressera souvent en actionnant des interrupteurs ou leviers dans les phases de plates-formes.

En tout, il y a 4 armes dans le jeu, le couteau (l’arme de base), le moulin à poivre qui permet d’éliminer les ennemis à distance enfin cela dépend de l’ennemi, le cheval bâton qui permet de détruire des structures solides et des ennemis plus coriaces plus rapidement et pour terminer la théière à canon qui consiste en une sorte de lance-grenades lançant une substance acidifiée. Chacune de ces armes peut être améliorée grâce aux dents qui sont collectées en les ramassant d’un ennemi mort ou dans des objets destructibles.

 

Le point noir

Lors de certaines phases de combats, on ne peut reprocher la mauvaise coordination du mouvement quand on verrouille un ennemi dû à une caméra capricieuse ou le fait que l’on ne peut sauter lors de ce verrou.

 

La version PC

Le framerate ne correspondant pas trop ce qui provoque une perte de qualité d'image étant donné qu'il est à 60 FPS max et minimum 30, le framerate chute par moment, on peut y remédier en modifiant le fichier de configuration en mettant le framerate en minimum et maximum 60.

 

Conclusion : On ne pourra pas nier que ce jeu est de toute beauté, autant divertissant qu’artistique.

Ce retour au pays de la folie est digne de son prédécesseur, c’est un bon moment à passer d’autant plus que la difficulté est particulièrement dosé, ceci rajoute un plus en terme de durée de vie. Quand on y joue, c’est particulièrement époustouflant le travail fourni par les développeurs surtout pour la recherche artistique, mais aussi ce jeu est un voyage au plus profond de la psyché du personnage.

Les combats sont dynamiques et les mini-jeux sont là pour notre plus grand plaisir ou pour être une prise de tête si on a certains problèmes à comprendre les devinettes. La seule chose qui fait défaut est la caméra capricieuse qui nous empêche par moment de se déplacer correctement quand on verrouille un ennemi.

Le jeu est d’ailleurs livré avec le 1er Alice, un cadeau de la part des développeurs et je vous conseille de l’essayer si vous n’y avait pas joué à l’époque. Sur PC certains l'ont d'autres pas, une étrange affaire.

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